Le Délégué aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, s'étonne du vide juridique
Vente d'un bébé : l'hôpital était-il au courant?
BRUXELLES L'affaire du bébé cédé contre argent via internet révèle un vide juridique. Vendre son enfant n'est en effet pas interdit par la loi belge, rapportent mardi les quotidiens du groupe Vers L'Avenir.
Alors que la justice est saisie d'une affaire de vente d'un bébé par des Belges à un couple de Néerlandais, le porte-parole de l'Union des magistrats de la jeunesse, Vincent Macq, reconnaît que le code pénal "n'a pas prévu de sanction liée à ce genre de fait". Les parents biologiques du bébé ne risqueraient donc rien.
"Ici, on n'est pas dans le cas d'un abandon d'enfant dans le besoin. On n'est pas non plus dans la sphère de la traite des êtres humains qui se base sur des éléments spécifiques qu'on ne retrouve pas dans le cas de cette vente de bébé. En l'occurrence, on se situe purement sur le plan moral", note-t-il.
Selon lui, seul le législateur a la possibilité de modifier les textes en la matière. "C'est vrai que ce genre de cas n'a pas été prévu par la loi. Mais, vous savez, les lois évoluent toujours en fonction des événements de la société", ajoute-t-il.
Le Délégué aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, s'étonne également du vide juridique. Il s'inquiète toutefois surtout du sort du bébé, pour lequel il préconise une juridiction protectionnelle.
© La Dernière Heure 2008