«Au bout d'un moment, c'est peut-être gênant », a commenté Jacques Audiard, dont le film Un prophète a raflé 9 récompenses. Crédits photo : AFP
Sans surprise, le film de Jacques Audiard a raflé la plupart des récompenses, comme les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur espoir masculin, du meilleur second rôle masculin et celui du meilleur scénario.

Sans surprise, Un prophète de Jacques Audiard a raflé la plupart des récompenses - neuf sur les treize nominations qu'il avait reçu- : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario...De quoi rendre la soirée quelque peu monotone pour les autres nommés. Welcome de Philippe Lioret, dans lequel Vincent Lindon incarne un maître-nageur calaisien qui vient en aide à un réfugié kurde qui souhaite traverser la Manche à la nage, est ainsi reparti bredouille , alors qu'il était cité dix fois.
Tahar Rahim, meilleur espoir masculin.
• Meilleur espoir masculin . Première récompense de la soirée pour Un prophète et son héros Tahar Rahim. «La soirée de tous les possibles, vous avez déjà vu un beurre fondre?», plaisante-t-il. «J'ai eu la chance de ne pas avoir choisi ma famille, je dédie [cette victoire] à ma mère». Pour son rôle dans Un prophète, il a déjà reçu le prix du meilleur acteur du cinéma européen, le globe de cristal du meilleur acteur, l'Etoile d'or de la presse du cinéma français et le Prix lumière du meilleur acteur. Pour Un prophète, il est nominé à la fois pour le césar du meilleur acteur et celui du meilleur espoir masculin
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•Meilleur second rôle féminin. Emmanuelle Devos dans A l'origine. C'est son deuxième César.L'actrice a obtenu en 2002 le césar de la meilleure actrice pour Sur mes lèvres de Jacques Audiard.
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• Meilleur scénario. Deuxième récompense pour Un prophète. C'est le troisième César du meilleur scénario qu'obtient Jacques Audiard. Les quatre scénaristes du film, Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri, et Nicolas Peufaillit montent sur scène. Le rôle de Jacques Audiard est particulièrement salué par ses collègues pour avoir «transformé une voiture en fusée».
Emmanuelle Devos, meilleur second rôle féminin. Crédits photo : AFP
• Meilleure adaptation. Le film Mademoiselle Chambon a reçu ce soir le César de la meilleure adaptation, des mains de Sandrine Kiberlain, actrice principale du film. Les auteurs du texte, Stéphane Brizé et Florence Vignon ont chaleureusement remercié Sandrine Kiberlain, Vincent Lindon et Aure Atika, les trois interprètes, ainsi que le réalisateur, Stéphane Brizé, «dont l'audace nous impressionne».
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• Meilleur son. Le Concert, film préféré des internautes du figaro.fr, a remporté son premier César avec la récompense du meilleur son. «C'est impressionnant d'être ici pour nous car on y a tourné le film» (au théâtre du Châtelet), confient les lauréats, qui remercient leur réalisateur, Radu Mihaileanu, avec qui ils travaillent de longue date.
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• Meilleure photo. Un troisième trophée s'en va dans l'escarcelle du prophète, devant une frange de conquis. Stéphane Fontaine avait déjà été récompensé pour Sur mes lèvres toujours de Jacques Audiard.
• Meilleure musique. Après trois nominations, Armand Amar remporte son premier César et permet au Concert de décrocher son deuxième trophée de la soirée. Le compositeur remercie le réalisateur Costa-Gravas, avec qui il a travaillé sur Amen, et «sans qui il ne serait pas là». Avant de remettre la statuette, la comédienne Jeanne Balibar crée la surprise - ou la consternation - en interprétant sur scène une chanson, «mon porc», agrémentée de grognements de cochon.
Valérie Lemercier et Gad Elmaleh n'ont pas ménagé leurs efforts pour divertir la salle. Crédits photo : AFP
• Meilleure première oeuvre. La récompense revient à Riad Sattouf pour le très beau succès en salle les Beaux Gosses, qui relate les déboires d'un adolescent moyennement intelligent débordé par ses pulsions. «Mon premier métier c'était la bande dessinée. Les producteurs que j'ai rencontrés me faisaient toujours un peu peur… Je remercie ma productrice Anne-Dominique Toussaint de m'avoir permis de faire le film que je voulais», rappelle Riad Sattouf, qui remercie également ses jeunes acteurs, les deux «beaux gosses», Vincent Lacoste et Anthony Sonigo.
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» INTERVIEW - Riad Sattouf : «J'ai filmé à hauteur d'adolescent»
• Meilleur second rôle masculin. Niels Arestrup complète les gains d' Un prophète. Les jurés l'ont notamment préféré au rappeur Joey Starr en lice pour le très novateur le Bal des Actrices . «J'ai eu la chance de jouer deux fois pour Jacques Audiard», rend hommage l'acteur, qui avait déjà reçu le césar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa formidable interprétation du père de Romain Duris dans De battre mon cœur s'est arrêté, de Jacques Audiard.
Niels Arestrup salue également de manière appuyée son partenaire dans un Prophète, Tahar Rahim. Le trophée lui a été remis par une Laetitia Casta très apprêtée, dont la robe, transparente, a ravi les yeux du public, Gad Elmaleh en tête.
» Extrait de C'est gratuit pour les filles