Si la SNCB veut accélérer l'installation du système de sécurité de freinage automatique, cela entraînera des inconvénients pour le service aux voyageurs
4.000 dispositifs de sécurité commandés, 800 placés
Hal : Sous le feu des accusations
BRUXELLES Si la SNCB veut accélérer l'installation du système de sécurité de freinage automatique, cela n'aura pas que des implications budgétaires mais entraînera également des inconvénients pour le service aux voyageurs, a dit dimanche la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte, lors de l'émission De Zevende Dag à la VRT.
La catastrophe de chemin de fer de Buizingen a été au centre des débats télévisés à la RTBF, à RTL-TVI et à la VRT. On a mis en évidence après la collision de deux trains à Buizingen que seulement un quart du réseau de chemin de fer belge est équipé d'un système de freinage automatique.
Les balises supplémentaires sont actuellement en voie d'installation et, selon le planning prévu, le réseau devrait être entièrement équipé pour 2013-2014. Si on veut accélérer l'installation du système de freinage, cela aura des conséquences, a souligné la ministre Vervotte. Pour elle, il faut voir si une accélération de l'installation est "réaliste et peut se faire dans de bonne condition de sécurité".
Mme Vervotte a dit ne pas vouloir faire de promesse en l'air et a souligné que l'accélération de l'installation du système de freinage automatique se ferait "au détriment de l'offre de service". En effet, a-t-elle souligné, des trains devraient être retirés de la circulation, des lignes et des gares fermées.
Sur ce point, Luc Lallemand, administrateur délégué d'Infrabel, a insisté sur le fait que pour accélérer l'installation du système de freinage automatique il lui manque actuellement 150 ingénieurs spécialisés.
Par ailleurs, la ministre tout comme les responsables de la SNCB ont plaidé pour la plus grande prudence quand il s'agit de déterminer les responsabilités. Une enquête est en cours et il faut en attendre les résultats, a dit Mme Vervotte.
A ce propos, les déclarations de Luc Pauwels, président du Syndicat indépendant pour cheminots (SIC) ont provoqué des réactions très fermes des représentants de la CGSP et de la CSC. Selon M. Pauwels, il est à "99,9 pc" certain que le machiniste du train Louvain/Braine-Le-Comte a brûlé un feu rouge lundi dernier.
"Je suis écoeurée par ces déclarations faites par quelqu'un qui se prétend syndicaliste", a notamment dit Gérard Gelmini, président CGSP cheminots.
Chacun a par ailleurs encore souligné que les conducteurs de trains restent des être humains. Quelque soit le système technique mis en place il n'est jamais qu'une aide à la conduite et qu'en tout état de cause le risque zéro n'existe pas, ont-il dit.
© La Dernière Heure 2010