Alors qu'à l'ouest de la capitale, deux fortes explosions ont retenti dimanche, d'intenses combats ont repris du côté de la ville rebelle de Misrata, assiégée par les forces gouvernementales.
• Explosions à l'ouest de Tripoli
Deux fortes explosions ont retenti dimanche après-midi dans l'ouest de Tripoli après un survol de la capitale libyenne par des avions de l'Otan. On ignore encore quelles cibles étaient visées mais les déflagrations ont été très violentes.
Samedi, les insurgés ont perdu au moins neuf de leurs combattants lors de violents combats près de Zenten, dans les montagnes berbères au sud-ouest de Tripoli. Une cinquantaine d'autres ont été blessés, dont plusieurs très grièvement.
Un peu plus à l'ouest, au poste-frontière de Dehiba, de nouveaux obus libyens sont tombés sur le sol tunisien, provoquant la colère du gouvernement de Tunis, qui a assuré qu'il prendrait les dispositions «nécessaires» pour «préserver l'intégrité de son territoire».
• Intenses combats près de Misrata
D'intenses combats ont repris dans la ville rebelle, assiégée par les forces gouvernementales. Les combats se déroulent à l'ouest de Misrata, dans la localité de Bourgueya, à 200 km à l'est de Tripoli.
Dans le port, une immense colonne de fumée noire se dégage des dépôts de carburant en flamme après un bombardement survenu samedi matin. Une roquette Grad s'était abattue sur l'un des réservoirs de gasoil près du port et l'incendie s'est propagé aux dépôts voisins.
Par crainte de pénurie, des queues commençaient à se former devant les stations-service.
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• Des armes en provenance d'Italie
A Benghazi, le vice-président du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Abdel Hafiz Ghoga, a affirmé samedi soir que l'Italie allait fournir des armes à la rébellion. «Nous allons les recevoir très bientôt», s'est-il réjoui.
A Rome, des sources au ministère des Affaires étrangères ont précisé que l'Italie allait fournir «du matériel d'auto-défense» aux rebelles, dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui impose cependant un embargo sur les armes.
Les rebelles réclament régulièrement des armes pour faire face aux forces gouvernementales, qu'elles combattent depuis la mi-février.
Tout comme la France et le Royaume-Uni, l'Italie a déjà envoyé une poignée de conseillers militaires à Benghazi (est), siège du CNT, pour aider les rebelles à s'organiser. Selon Abdel Hafiz Gogha, le nombre de combattants rebelles engagés à travers le pays ne dépasse cependant pas 3000 personnes.
• Les travailleurs étrangers fuient le pays
Selon le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, le conflit libyen a déjà fait des milliers de morts. Plus d'un demi-million de personnes, essentiellement des travailleurs étrangers, ont par ailleurs fui le pays depuis la mi-février.
Certains ont tenté de le faire par bateau. L'île italienne de Lampedusa a accueilli dimanche 1300 nouveaux réfugiés de Libye, après en avoir reçu près de 850 samedi.