Dans tous les cas, de nouvelles élections ne sont "pas une alternative", selon le ministre-président flamand
BRUXELLESLe ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), estime qu'il faut continuer à négocier. "Les élections ne sont pas une alternative", a-t-il réagi depuis Saint-Pétersbourg (Russie) où il accompagne une mission économique de trois jours.
Selon Kris Peeters, il est positif que Bart De Wever ait mis un texte sur la table. Il appelle les partis concernés à continuer à négocier.
"C'est pourquoi il est sage également qu'Elio Di Rupo propose de mener de nouvelles discussions", indique-t-il. Dans tous les cas, de nouvelles élections ne sont "pas une alternative", selon le ministre-président.
Entre-temps, la N-VA a e nouveau déposé à la Chambre une proposition de loi pour scinder l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Kris Peeters appelle chacun à "garder son sang-froid".
Les déclarations francophones sur un plan B sont "imprudentes et irréalistes"
Les déclarations de certains hommes politiques francophones sur le fait que les francophones doivent oser réfléchir à l'indépendance sont "imprudentes et irréalistes", a déclaré mardi le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V).
Il renvoie aux derniers chiffres des exportations, qui montre que la Flandre contribue à 82,6% des exportations, et la Wallonie à 15,7%. "Comment la Wallonie veut organiser son indépendance avec ces chiffres, c'est une énigme pour moi", indique-t-il.
En marge de la mission économique que Kris Peeters accompagne à Saint-Pétersbourg, le ministre-président a dévoilé les chiffres commerciaux de la Flandre pour le premier semestre 2010. Après l'année de crise de 2009, les chiffres repartent à la hausse, tant à l'exportation (125,8 milliards d'euros, +17,5%) qu'à l'importation (121,5 milliards d'euros, +15,5%).
Kris Peeters souligne également que la part flamande dans les exportations belges a légèrement augmenté, à 82,6%. La Wallonie assure 15,7% des exportations et Bruxelles 1,7%. Avec ces chiffres en main, il n'est "tout simplement pas réaliste" pour Kris Peeters que certains francophones parlent d'indépendance wallonne.
"C'est également imprudent. Ces déclarations francophones ne confortent que les Flamands qui veulent faire croire que l'indépendance est à portée de main."