Message similaire hier du PS, du CDH et d’Ecolo
"Un échec à sept
Magnette: "La note de De Wever est à 90% le texte du préformateur
BRUXELLES “Choquante” , “imbuvable” , “partiale” … Les trois partis francophones (PS, CDH, Ecolo) engagés dans les négociations institutionnelles n’étaient pas tendres hier pour qualifier la note du clarificateur, Bart De Wever (N-VA). Socialistes et chrétiens démocrates parlaient même de “l’échec” de sa mission…
Les points de friction sont nombreux. À commencer par la révision de la loi spéciale de financement (LSF). “Le modèle de financement qui apparaît dans la note de Bart de Wever est exactement celui que la N-VA avait mis sur la table du groupe d’experts qui planchait sur la réforme de la LSF” , s’étonne Melchior Wathelet (CDH), qui faisait partie de ce groupe.
Elio Di Rupo (PS) renchérit : “nous avons fait tourner nos ordinateurs. Le modèle qu’on nous propose implique que, à terme, l’Etat fédéral n’aurait plus que 30 % de ses capacités fiscales liées l’IPP” (impôt sur les personnes physiques). Bref, l’État fédéral serait appauvri, tout comme Bruxelles et la Wallonie. On ne respecterait dès lors pas les 12 principes balisant la révision de la LSF.
Perte des droits des francophones à BHV, communautarisation des allocations familiales, négation de Bruxelles en tant que vraie région… Sans oublier la méthodologie de travail du clarificateur. Les critiques pleuvent.
Mais aucun des trois partis ne claque la porte des négociations. “Ecolo reste disponible pour reprendre de réelles négociations selon une méthode qui puisse permettre leur aboutissement” , ont notamment assuré les coprésidents Jean-Michel Javaux et Sarah Turine. Avec la N-VA ? “Elle a gagné les élections en Flandre, nous devons négocier avec elle” , conclut Joëlle Milquet (CDH).