Exclusif : Le ministre n’exclut pas un changement de nom, mais “ma priorité est à l’efficacité de l’outil !”
59.334 chômeurs suivis individuellement
NAMUR Sous la précédente législature, l’activité et la réactivité du Forem ont été pointées du doigt. Depuis qu’il est ministre wallon de l’Emploi, on attendait la note du ministre Antoine sur le sujet. Il la dévoile dans la DH :
Le Forem était gravement malade ?
“Il fallait une vraie rupture. Le personnel en était conscient. Il y aura une nouvelle direction plus collégiale. Ce sera un binôme efficace : un administrateur général et un administrateur général adjoint. Ils auront tous les deux des tâches spécifiques pour dynamiser le Forem au quotidien.”
Où avez-vous trouvé les moyens de réformer le Forem ?
“On le fera à enveloppe constante. Tout le monde devra donc faire un effort.”
Qu’est-ce qui va changer ?
“Il n’y aura plus qu’un seul Forem. Avant, il y avait trois entités. Cela ne favorisait pas la bonne gestion. On simplifie tout !”
On fera des économies ?
“Inévitablement. Des économies structurelles et matérielles seront faites grâce à la simplification de l’outil notamment. Je tiens aussi à diminuer les effectifs dans le domaine de la communication et des relations internationales.”
Sera-t-il sain financièrement ?
“Il sera en tout cas vraiment transparent.”
Doit-on s’inquiéter du retour du politique à la tête de la gestion du Forem ?
“Je l’assume. C’est le politique qui paie. C’est à lui aussi que l’on demande des comptes lorsque cela ne va pas. Je trouve donc normal que l’on soit à la tête du pilotage du Forem avec les syndicats et les entreprises. Il y a un vrai dialogue entre les parties. Si cela ne fonctionne pas, on prendra nos responsabilités. Je ne veux pas en être que l’avocat.”
Des nouveautés ?
“Oui, on aura un Forem mieux axé sur le partenariat. Ce sera plus facile pour les entreprises qui veulent des formations adaptées et des emplois spécifiques.
Vous changerez un jour le nom ?
“Ma réforme va permettre de changer le moteur et la carrosserie. C’est une question de crédibilité. Ensuite, on changera le nom. L’urgence est de rendre l’outil performant. Le nom, c’est pour après.”