Candidat président du MR ? Willy Borsus ne l’envisage pas, mais ne l’exclut pas
BRUXELLES Le temps est loin d’être au beau fixe dans le camp des libéraux. Willy Borsus, vice-président exécutif du MR, chef de file du groupe Renaissance et bourgmestre de Somme-Leuze, n’a pas son pareil pour peser chacun de ses mots. La preuve…
Le duo formé par Bart De Wever et Elio Di Rupo vous semble performant ?
“Jusqu’à présent, la répartition des tâches a bien fonctionné. Le dialogue a toujours été maintenu, et je m’en réjouis. Maintenant, nous sommes à un moment particulier, celui du choix. Or, on le sait, choisir, c’est renoncer…”
Votre président, Didier Reynders, vous a-t-il tenu au courant de la teneur de ses contacts ?
“Nous avons eu plusieurs réunions sur le sujet : en petit bureau mais également au sein du bureau élargi…”
Personnellement, estimez-vous avoir été suffisamment informé ?
“Les négociations en cours relèvent du niveau fédéral, c’est donc Didier Reynders qui en a la charge. Je m’occupe des matières régionales et locales.”
Et si, dans le cadre des négociations, on en venait à évoquer des transferts vers les Régions : vous pourriez être concerné ?
“S’il y a des transferts, cela voudra dire qu’on rentre au cœur de la négociation qui relève, je le répète, de Didier Reynders. J’ai un profond respect vis-à-vis de lui. Cela n’empêche pas que le dialogue entre nous soit parfois ferme.”
Lorsque le gouvernement sera formé, Didier Reynders se retirera de la présidence. On cite certains noms pour le remplacer – Sabine Laruelle, Charles Michel… – mais rarement le vôtre. Excès de discrétion ?
“Je suis régulièrement interrogé, à propos d’une éventuelle candidature pour la présidence de mon parti. Je me suis fixé comme date limite le jour de l’appel à candidatures. Je ne l’envisage pas, mais je ne l’exclus pas.”
Pour en revenir aux négociations, Reynders a-t-il une feuille de route ?
“À ce stade, il a eu une seule rencontre avec l’informateur. Pour la suite – s’il y a une suite – dans le cas où des négociations s’enclencheraient, nous les préparerions en bureau.”
Quid de la question d’une entrée du MR dans un gouvernement ?
“Elle serait soumise, elle aussi, aux différentes instances du parti, selon le schéma habituel de toute participation gouvernementale.”
Et la désignation des ministres ?
“Il s’agit d’une prérogative présidentielle.”
André Gilain
© La Dernière Heure 2010