C'est une information RTL: le tribunal d'application des peines s'est prononcé en faveur de la libération de Michèle Martin, l'ex-femme de Dutroux. Si le ministère public ne se pourvoit pas en cassation, Michèle Martin sera libérable mardi, dès 16h.
09 Mai 2011 13h49
Agrandir Diminuer Imprimer Réagir (35) Le tribunal d'application des peines, qui devait se réunir dans le courant de la semaine (le 12 mai plus précisément) a avancé sa réunion et a rendu une décision favorable à la libération de Michèle Martin, l'ex-femme de Marc Dutroux. Le Procureur général de Mons a confirmé cette information. Il s'agit donc d'un avis anticipé. Le ministère public, qui avait communiqué son désaccord envers cette libération, a jusqu'à mardi 16h pour se pourvoir en cassation contre cette décision. S'il ne le fait pas, Michèle Martin sera libérable dès ce délai dépassé. Il examine en ce moment la décision et devrait dire cet après-midi s'il se pourvoit en cassation ou pas.
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Il s'agit de sa 4e demande
La libération conditionnelle de Michèle Martin, née en 1960, emprisonnée depuis 15 ans à la prison de Berkendael, avait été plaidée fin avril devant le tribunal d'application des peines de Mons. Il s'agissait de la quatrième demande de libération conditionnelle de Michèle Martin depuis son incarcération en 1996. Michèle Martin a été condamnée en 2004 à 30 ans de réclusion pour son implication dans l'affaire Dutroux. Une telle libération ne se produit pas comme cela. Elle est conditionnée à l'existence d'un plan de reclassement, d'un logement, d'une occupation mais également de l'avis des victimes.
Maître Olivier Haenecour, conseil des parties civiles Lambrecks père et fils, s'est opposé à sa libération. "La famille considère que Michèle Martin n'a jamais émis de regrets sincères", avait récemment déclaré l'avocat.
Association de malfaiteurs
Michelle Martin avait été reconnue coupable d'association de malfaiteurs. Elle est également coupable de la séquestration de Laetitia, Sabine, An, Eefje, Mélissa et Julie, avec la circonstance pour Julie et Mélissa que la détention a été accompagnée de tortures ayant entraîné la mort. Pour certaines des préventions, le jury a retenu les circonstances aggravantes de menaces de mort proférées pendant la séquestration et de tortures.
Elle a été reconnue coupable du viol de Yancka Mackova. Michelle Martin avait avoué avoir versé de l'Haldol dans la nourriture de la jeune fille. Dans son réquisitoire prononcé à l'époque (2004), le ministère public avait estimé qu'il n'était pas concevable de descendre sous les 30 années de prison, précisant aux jurés que la loi leur permettait d'ajouter cinq années supplémentaires pour concours de crime.